Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Géminis Papeles de Salud - Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques, les gouvernants et l'OMS: "Ils ont organisé la psychose de la grippe A"

Número aproximado de visitas a este artículo: 673

Bruno Odent L’Humanité 7 janvier 2010
Traducción al castellano de Caty R. (Rebelión)
Translated into english by Carolyn Dunning (Global Research)

Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques, les gouvernants et l’OMS: "Ils ont organisé la psychose de la grippe A"

Wolfgang Wodarg, médecin et épidémiologiste, deputé allemand et President de la Commission Santé du Conseil de l’Europe, a obtenu à l’unanimité des membres de cette instance le lancement d’une commision d’enquête de le Conseil sur le rôle joué par les laboratoires pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états, et la campagne de panique autour du virus // La OMS responde.

Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques, les gouvernants et l'OMS: "Ils ont organisé la psychose de la grippe A"

Efe difundió ayer una declaración del portavoz de la OMS en las gripes de los pájaros y de los cerdos, Gregory Hartl, defendiendo su cuestionado papel en la promoción de la vacuna, producto seguro afirmó en la aún calificada como pandemia que ha causado 12.799 muertes en el mundo “confirmadas mediante pruebas de laboratorio”; “las decisiones relativas a la vacunación, medida preventiva y no reactiva” según Hartl: “dependen totalmente de cada gobierno”. El portavoz de la OMS negó los efectos secundarios graves de la vacuna: los que vayan más allá de erupciones o un malestar muscular pasajero son “extremadamente raros” pero, por si acaso, estableció 2 aspectos diferentes, el proceso de fabricación y las condiciones de almacenamiento y administración de las dosis en los países, a los que parece responsabilizar la OMS en caso de que los efectos sí vayan más allá -como están yendo, con muertos de por medio- de erupciones o pasajero malestar muscular. Dió la cifra de 150 millones de vacunaciones habidas en el planeta, de las que el organismo sólo es intermediario, pues, precisó Gregory Hartl: “La OMS no compra ni posee vacunas [1].

- Bruno Odent: Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A ?

- Wolfgang Wodarg:Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons: les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type «grippal». En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C’est-à-dire qu’ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C’est pourtant à celles là qu’on a recommandé de se faire vacciner rapidement”.

Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ça n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, «complétant» les vaccins servant à la grippe saisonnière. On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées [2].

- Quel danger?

- Wolfgang Wodarg:Pour aller vite dans la mise à disposition des produits on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit: on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing”.

- Comment a-t-on pu justifier de cela?

- Wolfgang Wodarg:Pour comprendre il faut en revenir à l’épisode de la grippe aviaire de 2005-2006. C’est à cette occasion là qu’ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d’alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D’un côté les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d’une pandémie”.

- Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A?

- Wolfgang Wodarg:Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normal. Elle ne provoque qu’un dixième des décés occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie”.

- Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l’OMS?

- Wolfgang Wodarg:Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique”.

- L’enquête du conseil de l’Europe va travailler aussi dans cette direction?

- Wolfgang Wodarg:Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuelles risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable”.

- Avez-vous des chiffres concrets sur l’ampleur de cette gabegie?

- Wolfgang Wodarg:En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d’un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du «secret des affaires» les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent”.

- Le travail de «lobying» des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l’enquête du conseil de l’Europe?

- Wolfgang Wodarg:Oui, nous nous pencherons sur l’attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui aurait dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l’ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire : «nous n’avons pas besoin de cela»”.

- La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait «ses représentants» jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants?

- Wolgang Wodarg:Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes, des gens très intelligents qui connaissent par coeur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce qui était en train de se produire”.

- Que s’est-il passé alors?

- Wolfgang Wodarg:Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter (etc) et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont «leurs gens» dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables”.

- Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d’exiger de leurs gouvernements qu’ils demandent des comptes à ces grands groupes?

- Wolfgang Wodarg:Oui, vous avez raison, c’est l’un des grands enjeux lié à cette enquête. Les états pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés”.

- Quel type de risque ont donc pris, sans qu’ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner?

- Wolfgang Wodarg:Je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui”.

- Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades?

- Wolfgang Wodarg:Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d’œufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C’est un peu le procédé que l’on utilise pour la culture du yaourt que l’on réalise d’ailleurs aussi dans un bio-réacteur. Mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croit comme une cellule cancéreuse. Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les oeufs. On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’oeuf. Il ne peut donc pas être exclu que des protéïnes, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, n’engendre une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus”.

- Et cela n’a pas été fait?

- Wolfgang Wodarg: “On ne l’a pas fait. L’AME (Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l’économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l’occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque «significatif». Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. J’ai pris ces avertissements au sérieux. J’ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j’étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J’ai fait savoir que je n’étais certainement pas opposé à l’élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu’il fallait d’abord avoir une garantie totale d’innocuité. Le produit n’a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec Novartis”.

- Quel est le nom de ce vaccin?

- Wolfgang Wodarg:Obta flu”.

- Mais cela veut dire que dans d’autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème?

- Wolfgang Wodarg:Oui, il a obtenu l’autorisation de l’AME et peut donc être utilisé partout dans l’Union Européenne”.

- Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l’on échappe à de nouveaux scandales de ce type?

- Wolfgang Wodarg:Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable”.

- N’est ce pas la question d’un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d’un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure?

- Wolfgang Wodarg:Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence , que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux même? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est à dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un rand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison, cette revendication là a pris en tout cas pour moi l’aspect de l’évidence”.

- Link: L’Humanité

Pandemic and Avian influenza Spokespersons: Gripe de los Pájaros y Gripe de los Cerdos. Sede de la OMS y responsables nominales de la salud del planeta

Interior de la sede de la OMS: elección de la Directora General, Día Mundial de la Salud

Margaret Chan, Directora General de la Organización Mundial de la Salud

Mike Ryan, Director, Epidemic and Pandemic Alert and Response

Guenael Rodier, Director, International Health Regulations

Nikki Shindo, Medical Officer, Epidemic and Pandemic Alert and Response

Fernando González-Martín, Technical Officer, International Health Regulations

Peter Cordinglev, Spokesperson WHO in the Western Pacific Region

Gregory Hartl, Spokesperson, Epidemic and Pandemic Alert and Response

Fadela Chaib, Spokesperson

- Source: World Health Organization



*Entrevista a Wolfgang Wodarg, presidente de la Comisión de Salud del Consejo de Europa: Gripe A: una psicosis organizada

Bruno Odent

L’Humanité

- Traducido para Rebelión por Caty R. 14-01-2010. Ver como pdf

El presidente de la Comisión de Salud del Consejo de Europa, el alemán Wolfgang Wodarg, acusa a los lobbies farmacéuticos y a los gobiernos. Wodarg ha conseguido la creación de una comisión de investigación sobre el papel desempeñado por los laboratorios en la campaña de pánico en torno al virus.

Ex miembro del SPD, Wolfgang Wodarg es médico y epidemiólogo. Ha conseguido, por unanimidad de los miembros de la Comisión de Salud del Consejo de Europa, la creación de una comisión de investigación sobre el papel de las compañías farmacéuticas en la gestión de la gripe A que han llevado a cabo la OMS y los Estados.

- ¿Qué levantó sus sospechas sobre la influencia de los laboratorios en las decisiones que se tomaron con respecto a la gripe A?

Nos enfrentamos a un fracaso de las grandes instituciones nacionales encargadas de alertar sobre los riesgos y de responder en el caso de que aparezca una pandemia. En abril, cuando llegó la primera alarma de México, me sorprendieron mucho las cifras que avanzó la OMS para justificar la declaración de una pandemia. Inmediatamente me asaltaron las sospechas: las cifras eran muy pequeñas y el nivel de alarma muy elevado. No había ni mil enfermos y ya se hablaba de la pandemia del siglo. Y la alerta máxima declarada se basó en el hecho de que el virus era nuevo. Pero una característica de las enfermedades gripales es que se desarrollan muy deprisa, por medio de virus que cada vez toman formas diferentes y se instalan en nuevos huéspedes: animales, personas, etcétera. Nada nuevo. Todos los años aparece un nuevo «virus de la gripe». Realmente no había nada que justificase semejante grado de alarma. Esto ha sido posible debido a que la OMS, a principios de mayo, cambió su definición de «pandemia». Antes de esa fecha no sólo era necesario que la enfermedad se manifestase en varios países a la vez, sino que además tuviera consecuencias graves con un número de casos mortales mayor que el promedio habitual. En la nueva definición se eliminó esta parte y sólo se ha mantenido el criterio del ritmo de propagación de la enfermedad. Y se ha pretendido que el virus era peligroso porque las poblaciones no habían podido desarrollar defensas inmunitarias contra él. Lo cual es falso en el caso de este virus, porque pudimos observar que las personas de más de 60 años ya tenían anticuerpos. Es decir, que ya habían estado en contacto con virus análogos. Por otra parte, ésta es la razón de que prácticamente no haya habido personas de más de 60 años que hayan desarrollado la enfermedad. Y sin embargo es a las que se recomendó que se vacunaran rápidamente.

Entre las cosas que suscitaron mis sospechas están, por una parte, esa voluntad alarmista, y por otro lado ciertos hechos muy curiosos. Como por ejemplo la recomendación de la OMS de hacer las vacunaciones en dos dosis. Nunca se había hecho y no hay ninguna razón científica para hacerlo. Hubo también la recomendación de utilizar únicamente las vacunas especiales patentadas. Sin embargo no había ninguna razón para que no se añadieran, como se ha hecho todos los años, las partículas antivíricas específicas del nuevo virus H1N1 para «completar» las vacunas que se utilizan para la gripe estacional. No se hizo, sino que se optó por la utilización de materiales de vacunación patentados que los grandes laboratorios habían elaborado y fabricado para que estuvieran preparados en caso de que se desarrollase una pandemia. Y procediendo de esa forma no se dudó en poner en peligro a las personas vacunadas.

- ¿Qué peligro?

Para ir rápido en el suministro de los productos, en algunas vacunas se han utilizado adyuvantes cuyos efectos no se han testado suficientemente. En otras palabras: se han querido utilizar forzosamente los nuevos productos patentados en vez de poner a punto las vacunas según los métodos de fabricación tradicionales, mucho más simples y fiables, y más baratos. No hay ninguna razón médica para eso. Únicamente razones de mercado.

- ¿Cómo se puede justificar esto?

Para entenderlo hay que volver al episodio de la gripe aviar de 2005-2006. En aquella ocasión fue cuando se definieron los nuevos planes internacionales destinados a hacer frente a una alarma pandémica. Dichos planes se elaboraron oficialmente para garantizar una fabricación rápida de vacunas en caso de alerta. Eso dio lugar a una negociación entre las farmacéuticas y los Estados. Por un lado, los laboratorios se comprometieron a estar listos para elaborar los preparados, y por otra parte los Estados les garantizaban que les comprarían todo. Al final de ese singular mercadeo la industria farmacéutica no asumía ningún riesgo económico al comprometerse en las nuevas fabricaciones. Y se aseguraba de que le tocaría «el gordo» en el caso de que se declarase una pandemia.

- ¿No está de acuerdo con los diagnósticos establecidos y la gravedad, incluso potencial, de la gripe A?

En efecto, ésta es una gripe totalmente normal. No causa más que una décima parte de muertes que la gripe estacional clásica. Lo único que importaba, y que condujo a la formidable campaña de pánico a la que hemos asistido, es que la gripe constituía una oportunidad de oro para los representantes de los laboratorios, que sabían que les tocaría el premio gordo en caso de declaración de pandemia.

- Estas acusaciones son muy graves. ¿Cómo ha sido posible semejante proceso en la OMS?

Un grupo de personas de la OMS está asociado de manera muy estrecha con la industria farmacéutica.

- ¿La investigación del Consejo de Europa también va a trabajar en esa dirección?

Queremos sacar a la luz todo lo que ha podido contribuir a esa enorme operación de intoxicación. Queremos saber quién ha decidido, sobre la base de qué pruebas científicas, y cómo se ha ejercido específicamente la influencia de la industria farmacéutica en la toma de decisiones. Y finalmente debemos presentar exigencias a los gobiernos. El objetivo de la comisión de investigación es que en el futuro ya no haya falsas alarmas de este tipo. Que la población pueda confiar en el análisis, la experiencia, las instituciones públicas nacionales e internacionales. Éstas actualmente están desacreditadas porque se ha vacunado a millones de personas con productos que presentan eventuales riesgos para su salud. No era necesario. Todo eso también ha desembocado en una considerable mala gestión del dinero público.

- ¿Tiene cifras concretas de la amplitud de esa mala gestión?

En Alemania son 700 millones de euros. Pero es muy difícil conocer las cifras exactas ya que ahora por un lado se habla de la reventa de vacunas a países extranjeros, y sobre todo porque las empresas, en nombre del principio del respeto del «secreto de los negocios», no comunican las cifras de los contratos firmados con los Estados y las eventuales cláusulas de indemnizaciones que figuran en ellos.

- ¿El trabajo de presión de los laboratorios sobre los Institutos Nacionales de Salud también se tratará en la investigación del Consejo de Europa?

Sí, nos fijaremos en la actitud de las instituciones como el Robert Koch de Alemania o el Pasteur de Francia, que son quienes en realidad deberían haber aconsejado a sus gobiernos de manera crítica. En algunos países las instituciones lo hicieron. En Finlandia o en Polonia, por ejemplo, se levantaron voces críticas para decir: «no tenemos necesidad de eso».

- ¿La enorme operación de intoxicación mundial no fue también posible porque la industria farmacéutica tenía «sus representantes» hasta en los gobiernos de los países más poderosos?

En los ministerios eso me parece obvio. No puedo explicarme cómo los especialistas, las personas más inteligentes que conocen de memoria la problemática de las enfermedades gripales, no se dieron cuenta de lo que estaba ocurriendo.

- Entonces, ¿qué ha pasado?

Sin llegar hasta la corrupción directa, que estoy seguro de que existe, los laboratorios tenían mil maneras de ejercer su influencia sobre las decisiones. Concretamente he podido comprobar, por ejemplo, que Klaus Stöhr, que era el jefe del departamento de epidemiología de la OMS en la época de la gripe aviar, y que por lo tanto preparó los planes destinados a hacer frente a una pandemia que he mencionado antes, entre tanto se convirtió en un alto ejecutivo de la empresa «Novartis». Y existen vínculos parecidos entre «Glaxo», «Baxter», etcétera, y miembros influyentes de la OMS. Esas grandes empresas tienen a «los suyos» en los aparatos y se mueven con rapidez para que se tomen las decisiones políticas adecuadas. Es decir, aquéllas que les permiten bombear el máximo de dinero de los contribuyentes.

- Pero si su investigación da resultado, ¿no será un apoyo a los ciudadanos para exigir a sus gobiernos que pidan las cuentas a esas grandes empresas?

Sí, tiene razón, ése es uno de los grandes objetivos vinculados a esta investigación. De hecho, los Estados podrían servirse de esto para impugnar los contratos firmados en términos, digamos, no muy limpios. Si se puede demostrar que la influencia de las empresas es lo que condujo a que se desencadenase el proceso, habrá que presionarlas y exigirles reembolsos. Pero ése es únicamente el coste económico, está también el coste humano, el de las personas a las que se vacunó con productos que no se habían testado suficientemente.

- ¿Entonces, qué tipo de riesgos han corrido, sin saberlo, las personas sanas que se vacunaron?

Repito que las vacunas se desarrollaron demasiado deprisa, ciertos coadyuvantes no se probaron lo suficiente. Pero hay algo más grave. La vacuna elaborada por la empresa «Novartis» se produjo en un biorreactor a partir de células cancerosas. Una técnica que no se había utilizado hasta ahora.

- Obviamente no soy un especialista, pero, ¿cómo es posible pretender elaborar una vacuna a partir de células enfermas?

Normalmente se utilizan huevos de gallina para cultivar los virus. Porque es necesario trabajar sobre células vivas, ya que los virus sólo pueden multiplicarse de esta forma y por lo tanto, por definición, lo mismo las correspondientes preparaciones antivíricas. Pero ese procedimiento presenta un gran fallo, es lento, hace falta una gran cantidad de huevos. Y técnicamente es largo y complicado. Otra técnica potencialmente exitosa consiste en cultivar los virus en células vivas en los biorreactores. Para eso es necesario que las células crezcan y se dividan muy deprisa. Es parecido al procedimiento que se utiliza para el cultivo del yogurt que también se realiza, por otra parte, en un biorreactor. Pero en ese contexto la célula se altera en su entorno y su desarrollo de manera que crece como una célula cancerosa. Y es en esas células de alto rendimiento donde se cultivan los virus. Para fabricar la vacuna sólo hay que extraer el virus de esas células en las que se implantaron. Y entonces puede ocurrir que durante el proceso de fabricación de la vacuna queden restos de célula cancerosa en la preparación. Lo mismo que ocurre en la fabricación clásica con los huevos, se sabe que en el caso de vacunación contra la gripe clásica, entre los efectos secundarios pueden aparecer reacciones en las personas alérgicas a la albúmina, que se encuentra en la clara del huevo. Por lo tanto, no se puede excluir que las proteínas, restos de una célula cancerosa presentes en una vacuna fabricada en un biorreactor, puedan engendrar un tumor en una persona vacunada. Por lo tanto, según un auténtico principio de precaución, sería necesario que antes de que se autorizase el producto para el mercado, se tuviera la certeza al cien por cien de que esos efectos están totalmente excluidos.

- ¿Y eso no se ha hecho?

No se ha hecho. La AME (Agencia Europea del Medicamento), una institución bajo la responsabilidad del comisario europeo de Economía, establecida en Londres, que concede las autorizaciones para sacar al mercado las vacunas en Europa, dio luz verde a la comercialización de ese producto arguyendo, en esa ocasión, que esa forma de fabricación no constituía un riesgo «significativo». Eso fue apreciado de forma muy diferente por numerosos especialistas aquí, en Alemania, y por una institución independiente sobre medicamentos que, al contrario, alertó y expresó sus objeciones. Yo tomé esas advertencias en serio. Estudié el dossier e intervine en el marco de la Comisión de Salud del Bundestag, del que entonces formaba parte, para que la vacuna no se utilizase en Alemania. Manifesté que en realidad no me opongo a la elaboración de vacunas con esta técnica. Pero que en primer lugar debe existir una garantía total de inocuidad. Por lo tanto el producto no se ha utilizado en Alemania, donde el gobierno rescindió el contrato con «Novartis».

- ¿Cómo se llama esa vacuna?

«Obta flu»

- ¿Pero eso quiere decir que en otros países europeos, como Francia, el producto se puede comercializar sin problemas?

Sí, el producto obtuvo la autorización de la AME y por lo tanto se puede utilizar en cualquier país de la Unión Europea.

- ¿Qué alternativas opina que se podrían avanzar para evitar otros escándalos de este tipo?

Es necesario que la OMS sea más transparente, que se sepa claramente quién decide y qué tipo de relación existe entre los participantes en la organización. También convendría que estuviese acompañada al menos de una cámara elegida, capaz de reaccionar de forma muy crítica, en la que todos puedan expresarse. El fortalecimiento del control público es indispensable.

- ¿No es la cuestión de la necesidad otro sistema capaz de manejar un asunto que afecta a un bien común de los ciudadanos de todo el mundo la que está aflorando?

¿Podemos seguir dejando la producción de vacunas y la gestión de esos productos a organizaciones cuyo objetivo es ganar el máximo posible de dinero? ¿O bien la producción de vacunas es un asunto de interés universal que los Estados deben controlar y poner en marcha ellos mismos? Esa es la razón por la que pienso que habría que abandonar el sistema de las patentes en las vacunas. Es decir, la posibilidad de una monopolización de la producción de vacunas por una gran empresa. Ya que esa posibilidad supone que se sacrifican miles de vidas humanas simplemente en nombre del respeto a esos derechos monopolistas. Usted tiene razón: esta reivindicación tiene, por lo menos para mí, el aspecto de la evidencia.



Swine flu: “They organized the Panic”. Inquiry into the Role of Big Pharma and WHO by Council of Europe

Bruno Odent interviews Dr Wolfgang Wodarg

by Bruno Odent

Translated into English by Carolyn Dunning (Global Research) January 11, 2010

Wolfgang Wodarg, head of health at the Council of Europe, has accused the makers of vaccines for the virus of influencing the World Health Organisation’s (WHO) decision to declare a pandemic. AlJazeeraEnglish 11-01-2010.

(9 de enero de 2010)

________________________________________
Notas

[1Efe 9 de enero de 2010

La OMS defiende apoyo a vacuna

Ginebra.- La Organización Mundial de la Salud (OMS) salió ayer en defensa de su posición de promover la vacunación contra la gripe A de los grupos de mayor riesgo y recalcó que, al menos, 150 millones de personas han sido vacunadas en el mundo, mostrando que el producto es seguro.

Ello en reacción a las críticas que se han levantado en distintos países ante las campañas de vacunación y a la reticencia de ciertos gobiernos, como el polaco, de proceder a la inmunización contra el virus A H1N1.

La posición general de la OMS es que las vacunas son la mejor manera de combatir la pandemia, son una medida preventiva y no reactiva, y la prevención siempre es lo mejor”, dijo el portavoz de la OMS, Gregory Hartl.

Indicó que esta vacuna ha demostrado tener el mismo perfil de seguridad que la administrada contra la gripe estacional, por lo cual “la recomendamos para los grupos de riesgo: trabajadores sanitarios, mujeres embarazadas y niños pequeños”.

Por lo demás, señaló el portavoz, las decisiones relativas a la vacunación dependen totalmente de cada gobierno. La OMS confirmó ayer que la gripe A ha causado 12 mil 799 muertes en el mundo confirmadas mediante pruebas de laboratorio.

Preguntado sobre la responsabilidad de la OMS en el caso de que la vacuna provocara en alguien efectos secundarios graves, Hartl dijo que en esta materia se deben evaluar dos aspectos diferentes: el proceso de fabricación y las condiciones de almacenamiento y administración de las dosis en los países.

Sin embargo, insistió en que los efectos secundarios que vayan más allá de erupciones o un malestar muscular pasajero “son extremadamente raros”.

Hartl recordó que la OMS “no compra ni posee vacunas”, sino que sólo es intermediaria.

- Fuente: Excelsior México.

[2En Indymedia Euskal Herria de 12-01-2010 y con el expresivo título de Gripe A: La psicosis ha sido un montaje/terrorismo del estado hay una traducción al castellano de algunos párrafos de esta entrevista de Bruno Odent en L’Humanité al presidente de la Comisión de Salud del Consejo de Europa Wolfgang Wodarg.

________________________________________
Documentos adjuntos

________________________________________
Palabras clave

© 2009 Géminis | Realizado por Dabne con SPIP | Diseño Basaburua |